1991 Harley Davidson Evo Softail - Hand-Painted by Didier Chamizo
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Pré-enchères
1991 Harley Davidson Evo Softail - Hand-Painted by Didier Chamizo
Points forts
Peinture unique et exclusive réalisée par le célèbre artiste français Didier Chamizo
Considérée comme la dernière moto peinte par Chamizo
Moteur de la marque S&S de type Evoflambant neuf de 1 340 cm³, avec zéro mile au compteur
Invitée au Concours d'élégance « Style et Luxe » de Cartier lors du Goodwood Festival of Speed 2026
Provenance d'expositions, notamment « Rebel Soul » chez D'Stassi Art, à Shoreditch, et le Bike Shed Moto Show au Tobacco Dock
Vendue avec un contrôle technique récent
L'attrait
Voici un modèle véritablement unique. Cette Harley-Davidson Evo Softail de 1991, une superbe moto en soi, a été relookée par le célèbre artiste contemporain Didier Chamizo. Alors qu’il purgeait des peines de prison pour son appartenance à des groupes armés d’extrême gauche et pour des braquages de banques, Chamizo s’est réfugié dans la peinture. Il a lancé un magazine de prison, mis en place des ateliers artistiques pour d’autres détenus et peint une fresque murale de 30 mètres à l’intérieur d’un tunnel pénitentiaire. Son incroyable talent a fini par attirer l’attention de personnalités de premier plan, notamment Alain-Dominique Perrin, fondateur et président de la Fondation Cartier pour l’art contemporain. À sa libération, Chamizo a officiellement bénéficié d’une grâce présidentielle totale accordée par le président français François Mitterrand en janvier 1993, ce qui lui a permis de se consacrer pleinement à sa carrière artistique internationale.
Son œuvre recourt souvent à la caricature et à la satire, et cette Harley-Davidson figure sans aucun doute parmi ses œuvres les plus insolites. Elle constituait la pièce maîtresse de l’exposition « Rebel Soul » de Chamizo et avait été peinte pour célébrer son amour de la scène punk rock britannique.
«Au départ, pour cette Harley-Davidson, mes amis de l’atelier de moto Dirty Cats voulaient personnaliser une Harley qui raconte un peu mon histoire… Par exemple, le moteur est le modèle Harley Evo de 1993 (l’année de ma sortie de prison), et le style s’inspire des années 60 et 70, qui correspondent à ma jeunesse avant mes incarcérations. Ils m’ont donc proposé le punk rock comme thème, car c’est la musique britannique que j’adore, et l’exposition « Rebel Soul » se tient en Angleterre, bien sûr ! Dès lors, la période punk a inclus des groupes comme les Sex Pistols et les Clash. C’était aussi une période de rock’n’roll très destructrice. Ainsi, quand on parle de rock’n’roll, et surtout des punks, on ne peut pas faire l’impasse sur la bière, l’alcool et diverses drogues. J’ai représenté Amy Winehouse sur le flanc de la moto. Amy était une grande chanteuse dont la vie a malheureusement été écourtée par divers excès. »
- L’artiste Didier Chamizo s’exprimant dans le magazine FAD en juin 2024image.png1.72 MB
Informations clés
Kilométrage : N/A (pas de compteur)
Pays d’immatriculation : Royaume-Uni (immatriculée « CA03 UAM »)
État du contrôle technique : contrôle technique récent fourni avec la moto
Caractéristiques techniques : bicylindre en V de 1,3 litre à refroidissement par air, boîte manuelle à cinq vitesses
Documents : carte grise disponible
Le vendeur fournit les informations suivantes :
Didier Chamizo a passé 17 années en prison, purgeant une peine pour des braquages de banques à main armée et du trafic d’armes, avant d’être finalement gracié par le président François Mitterrand. Pendant son incarcération, il a mené des batailles juridiques contre le ministère français de la Culture pour obtenir le droit d’accéder à du matériel de peinture, puis a collaboré avec le ministère afin d’améliorer l’accès à la culture pour les détenus. C’est en prison qu’il a réalisé, vers 1988-1989, une fresque murale dans le tunnel reliant les prisons de Saint-Paul et de Saint-Joseph, qui est aujourd’hui classée monument historique grâce à son œuvre. Aujourd’hui, c’est un lauréat dont les œuvres ont été exposées à l’échelle internationale, un membre du conseil d’administration impliqué dans la supervision et la réforme du système pénitentiaire français, et l’un des rares artistes à avoir mené une carrière derrière les barreaux. Chamizo a été découvert en prison par Alain-Dominique Perrin (PDG de Cartier de 1975 à 1998, président et fondateur de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, et grand mécène des artistes contemporains), qui a su reconnaître son talent extraordinaire.
Ensemble, Dirty Cats et Chamizo ont dévoilé une moto de type « chopper » des années 1970, recouverte de ses propres interprétations des légendes du rock ’n’ roll britannique qu’il adore, créée pour sa première exposition au Royaume-Uni – « Rebel Soul » – organisée par AK. Elle a également été exposée lors de l’exposition organisée par le Bike Shed au Tobacco Dock en 2024. À l’origine, elle avait été construite uniquement comme une œuvre d’art, sans intention de la faire rouler. Mais lorsque Jerry a rejoint l’équipe, fort de ses 40 années d’expérience chez Harley, il a jeté un coup d’œil et a déclaré qu’il était presque blasphématoire de construire une Harley qui ne pouvait pas démarrer. La moto fait donc actuellement l’objet d’une refonte de la mécanique sous sa supervision, transformant ainsi l’œuvre d’art en une machine pleinement fonctionnelle. Elle est désormais équipée d’un tout nouveau moteur S&S de type Evo et de composants haute performance, garantissant que la moto finale roule aussi bien qu’elle en a l’air. L’aventure se poursuit, et le chopper achevé sera mis en vente en 2026 à l’intention des collectionneurs et des passionnés de moto. La dernière Harley peinte par Didier Chamizo était une Fat Boy, qui s’est vendue 120 300 £ aux enchères lors du gala de la fondation Womanity.
Présentée dans un état impeccable, comme en témoignent les photos
Les peintures de Didier Chamizo restent vives et nettes
Les parties chromées brillantes sont impeccables sur l’ensemble de la moto
Les pneus sont en bon état
Actuellement sans contrôle technique, mais le véhicule pourrait être remis en conformité pour circuler si vous le souhaitez
Première immatriculation au Royaume-Uni : 2003
Moteur : moteur S&S Evo Style de la marque (zéro mile)
Échappements : Paughco Fishtail Dragpipes
Garde-boue/selle : garde-boue et selle « King & Queen » sur mesure de style Crazy Frank
Avant : Springer Harley-Davidson d’origine, guidon « ape hanger » de 12 pouces, commutateurs Motone, leviers et maître-cylindre avant Wannabe Choppers
Réservoir de carburant sur mesure en deux parties
Réaménagement de la mécanique réalisé par Jerry King de Dirty Cats Motorcycles, spécialiste Harley fort de plus de 40 ans d’expérience
Conçue à l’origine comme pièce d’exposition statique, puis transformée en moto roulante
Réservoir de carburant divisé sur mesure
Échappements Paughco « fishtail »
Le vendeur ajoute :
Il y a les motos customisées, il y a les collaborations avec des artistes, et puis il y a des objets qui se situent dans une catégorie encore plus rare : à mi-chemin entre la machine, la toile, l’objet culturel et l’autobiographie. La Chamera fait partie de ces objets. Cette Harley-Davidson Evo Softail de 1991 a été créée en collaboration avec Dirty Cats Motorcycles et peinte à la main par le célèbre artiste contemporain français Didier Chamizo à l’occasion de sa toute première exposition solo au Royaume-Uni, « Rebel Soul », organisée à la galerie D'Stassi Art à Shoreditch, à Londres. Il s'agirait de la dernière moto que Chamizo peindra jamais
Ce simple fait confère à «La Chamera» une importance particulière. Chamizo n’a peint qu’un très petit nombre de motos, et les deux dernières mises sur le marché ont toutes deux atteint des montants à six chiffres ; l’exemple le plus récent connu, une Harley-Davidson Fat Boy peinte pour le gala de la Fondation Womanity à Genève, s'étant vendue 160 000 CHF, soit environ 125 000 £, en 2016. C'était dix ans avant la création de « La Chamera ».
Il ne s’agit pas d’une simple peinture personnalisée à but décoratif sur une moto. C’est une œuvre unique réalisée par un artiste de renommée internationale dont l’histoire est indissociable de son travail. Chamizo a passé 17 ans en prison pour des vols à main armée et du trafic d’armes liés à ses débuts dans la révolution. Pendant son incarcération, la peinture est devenue son échappatoire, sa discipline et, finalement, sa transformation. Il s’est battu pour obtenir du matériel de peinture, a créé des œuvres depuis l’intérieur de la prison, a lancé des initiatives créatives pour d’autres détenus et a produit des œuvres qui ont commencé à attirer des collectionneurs sérieux alors qu’il était encore derrière les barreaux. L’une des œuvres les plus remarquables de cette période est la fresque qu’il a peinte dans le passage souterrain reliant les anciennes prisons Saint-Paul et Saint-Joseph à Lyon. Réalisée entre 1988 et 1989 avec l’aide de codétenus, cette fresque existe encore aujourd’hui et est reconnue comme faisant partie du patrimoine architectural et culturel de l’ancien site pénitentiaire ; classé monument historique. Cela reste l’un des chapitres les plus extraordinaires de l’histoire de Chamizo : une œuvre majeure créée non pas après la prison, mais depuis l’intérieur même de celle-ci
Sa carrière a pris un tournant décisif lorsque Alain-Dominique Perrin, alors président de Cartier et fondateur de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, a découvert le travail de Chamizo alors que l’artiste était encore en prison. Perrin y a vu quelque chose d’exceptionnel. Il a rendu visite à Chamizo derrière les barreaux, a acquis ses œuvres, l’a soutenu, et l’a aidé à faire son entrée dans le monde de l’art contemporain. Perrin décrira plus tard Chamizo comme l’un des meilleurs peintres techniques et figuratifs de sa génération. On ne saurait trop insister sur l’importance du soutien apporté par Perrin. En tant que président de Cartier et fondateur de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, Perrin était l’un des mécènes les plus influents de l’art contemporain en Europe. Reconnaissant l’extraordinaire talent de Chamizo alors qu’il était encore incarcéré, il s’est fait son défenseur à une époque où très peu d’autres l’auraient fait. Après sa libération en 1991, Chamizo a été gracié par le président François Mitterrand en janvier 1993. Il s’est ensuite forgé une carrière internationale, développant son propre langage visuel saisissant, souvent qualifié d’« abstraction-figuration lettrique » : une collision entre figuration, texte, satire, énergie de la rue, caricature et expérience vécue
Au cours des décennies suivantes, il a reçu de nombreuses distinctions artistiques et a été lauréat de plusieurs prix, s’imposant comme l’un des principaux artistes figuratifs contemporains français, et a vu ses œuvres intégrer d’importantes collections publiques et particulières. Parmi ses collectionneurs figurent notamment Alain-Dominique Perrin, Pierre-Emmanuel Taittinger, Marisa Berenson, Hugues Aufray, JoeyStarr et Renaud, tandis que son œuvre a continué à susciter la reconnaissance des institutions, à faire l’objet de commandes humanitaires et à faire l’objet d’expositions internationales. Parmi ses œuvres monumentales en espace public figure le Mur de Douelle, dans le sud-ouest de la France, une fresque murale s’étendant sur environ 300 mètres le long du Lot et retraçant l’histoire du vin dans la région. Elle reste l’une des œuvres d’art public les plus ambitieuses de ce type en France.
Au cours de sa carrière, Chamizo a exposé à l’international aux côtés de certains des noms les plus emblématiques de l’art contemporain, notamment Jeff Koons, Arman, Niki de Saint Phalle, César, Combas, Hervé et Richard Di Rosa, Kenny Scharf, Birk Dietman, Erró et Antonio Seguí. Parmi ses collectionneurs figurent notamment Alain-Dominique Perrin, Emmanuel Taittinger, Marisa Berenson et l’auteur-compositeur-interprète français Renaud. « La Chamera » transpose cette essence et certains éléments de cette histoire sur une moto. Créée pour « Rebel Soul », la première exposition de Chamizo au Royaume-Uni, cette moto s’inspire du punk rock britannique, de la la rébellion et l’excès. L’œuvre présente les interprétations personnelles de Chamizo des figures et symboles du rock ’n’ roll britannique qui ont façonné l’esprit de l’exposition, notamment Amy Winehouse, les Sex Pistols, The Clash et le glamour destructeur de la culture punk. Chamizo a lui-même expliqué son idée dans une interview : « Le moteur est un modèle Harley Evo de 1991, l’année où j’ai été libéré de prison, et le style s’inspire des années 60 et 70, qui ont marqué ma jeunesse avant mes incarcérations. On m’a proposé le punk rock comme thème, car c’est la musique britannique que j’adore, et l’exposition « Rebel Soul » se tient en Angleterre. » Le résultat est une moto à la fois profondément personnelle et indéniablement théâtrale. Elle raconte une histoire avec légèreté à travers les codes de la rébellion britannique : punk, rock ’n’ roll, jeunesse, danger, excès, couleur et défiance.
À l’origine, « La Chamera » avait été conçue comme une œuvre d’art plutôt que comme une moto en état de marche. Mais sous la houlette de Jerry King, le spécialiste Harley de Dirty Cats fort de plus de 40 ans d’expérience, le projet a évolué. Jerry considérait comme un véritable sacrilège qu’une Harley de ce caractère ne roule pas. Il a donc été décidé de procéder à la mécanique de la moto.la machine de manière adéquate, la transformant ainsi d’une pièce d’exposition statique en une œuvre d’art roulante. Elle est désormais équipée d’un tout nouveau moteur S&S de type Evo avec zéro mile au compteur, conférant à la moto finie une prestance mécanique à la hauteur de l’œuvre d’art.
La Chamera n’est donc pas simplement une Harley peinte. C’est la dernière « toile » motocycliste de Didier Chamizo, construite autour de sa propre histoire, dévoilée lors de sa première exposition solo au Royaume-Uni, présentée à Londres, exposée au Bike Shed Moto Show à Tobacco Dock, et reconstruite grâce à la mécanique pour devenir un chopper fonctionnel. Depuis ses débuts, l’importance de La Chamera n’a cessé de croître. En 2026, elle a été invitée au prestigieux Concours d’Élégance « Style et Luxe » de Cartier lors du Goodwood Festival of Speed 2026, du 9 au 12 juillet, où elle a été sélectionnée pour figurer au sein de l’« American Chopper Motorcycle Celebration », organisée sur les pelouses particulières Cartier de Goodwood. « Style et Luxe » est l’une des vitrines les plus exclusives du Festival, célébrant le design et le savoir-faire exceptionnels plutôt que les seules performances de la mécanique. Dans son invitation, Goodwood décrivait cette catégorie comme réunissant « certaines des choppers les plus emblématiques jamais créées », reconnaissant ces machines comme des « œuvres d’art roulantes » qui ont laissé « une empreinte durable dans l’histoire de l’automobile ». Sa valeur réside dans cette convergence
Une Harley-Davidson Softail de style chopper Une œuvre d’art unique signée Chamizo Un document sur « Rebel Soul » Une dernière toile représentant une moto Une machine provenant directement d’une exposition Un lien rare entre les univers de l’art contemporain et de la culture de la moto custom
Avec « La Chamera », Chamizo ferme une série d’œuvres qui ne compte qu’une poignée de motos réalisées au cours de sa carrière. En tant qu’exemple final, elle représente la conclusion d’un chapitre exceptionnellement rare dans l’œuvre d’un artiste contemporain de renommée internationale. Pour les collectionneurs, l’attrait est évident : «La Chamera» est unique. Chamizo ne peindra plus jamais de moto. L’exposition est terminée. La collaboration n’a eu lieu qu’une seule fois. L’histoire, la provenance, l’œuvre d’art et la machine n’appartiennent qu’à cet objet unique. La réputation de Chamizo s’étend bien au-delà du monde de l’art. Figure respectée de la scène motarde française, il reste un pilote actif à 74 ans. Passionné de Harley-Davidson depuis toujours, ayant piloté et fait la course sur pratiquement toutes les motos dignes de ce nom, les motos ont été une constante tout au long de sa vie remarquable
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