Beschrijving
1952 – Kaiser-Frazer Henry J Corsair L’éloge de la modération dans l’Amérique conquérante des fifties Titre de circulation français - L’alternative aux grandes berlines américaines et rare exemplaire assemblé en Israël - Version Corsair la plus évoluée et avec le moteur six-cylindres 2. 6L le plus puissant - Acquise aux enchères par son actuel propriétaire au milieu des années 1990 - Restauration complète récente après une très longue période d’immobilisation - Belle teinte bleu nuit métallisé avec sellerie grise à passepoil bleu et moquette bleue - Voiture dans un état très attractif, affichant 86 500 km au compteur et prête à rouler Présentée en 1950, la Kaiser-Frazer Henry J occupe une place singulière dans l'histoire automobile américaine de l'après-guerre. Conçue sous l'impulsion d'Henry J. Kaiser, elle répond à une ambition claire : proposer une automobile compacte, économique et fiable, dans un marché encore largement dominé par les grandes berlines américaines. Sa conception privilégie la simplicité et la robustesse. Elle repose sur un châssis à longerons en acier recevant une caisse boulonnée, avec un empattement de 100 pouces (2, 54 m) et un poids contenu proche d'une tonne. La suspension avant indépendante à ressorts hélicoïdaux et l'essieu arrière rigide suspendu par ressorts à lames offrent un compromis entre confort, fiabilité et facilité d'entretien. Le freinage est assuré par quatre tambours hydrauliques et la transmission par une boîte mécanique à trois rapports, complétée selon les versions par un overdrive Borg-Warner. Pour sa motorisation, Kaiser-Frazer s'associe à Willys-Overland, constructeur réputé pour ses mécaniques robustes issues notamment de son expérience dans les véhicules militaires et utilitaires. Deux moteurs sont proposés : le quatre cylindres « Hurricane » de 2, 2 litres et le six-cylindres en ligne « Lightning » de 2, 6 litres. Ce dernier, connu sous l'appellation Willys 161 dans la nomenclature américaine, est un six cylindres à soupapes latérales développant environ 80 chevaux SAE. Sa conception simple, son couple généreux et sa grande longévité en font la motorisation privilégiée des versions les mieux équipées. Pour le millésime 1952, Kaiser-Frazer poursuit le développement de la Henry J en proposant deux évolutions successives : la Henry J Vagabond, puis la Henry J Corsair, qui constitue l'aboutissement de cette lignée avant l'arrêt progressif de sa production en 1954. La Henry J Vagabond est une version de transition conservant l'esthétique originelle de la Henry J, avec sa calandre étroite et ses lignes sobres, tout en bénéficiant d'améliorations de présentation et d'équipement. La Henry J Corsair reçoit une face avant modernisée caractérisée par une calandre chromée occupant toute la largeur du véhicule, ainsi qu'une finition plus valorisante. Les versions six cylindres, offrent le meilleur compromis entre agrément, fiabilité et performances au sein de la gamme. L'histoire de la Henry J prend une dimension particulière avec son assemblage en Israël. Sous l'impulsion de l'entrepreneur Ephraim Ilin, une usine est créée à Haïfa afin d'assembler plusieurs modèles Kaiser-Frazer à partir de composants importés des États-Unis. Produites en petites séries, ces automobiles reçoivent des plaques constructeur spécifiques et une numérotation propre à la production israélienne. Aujourd'hui, les Henry J assemblées en Israël comptent parmi les variantes les plus rares de la production Kaiser-Frazer. Elles associent l'intérêt d'une compacte américaine atypique des années 1950 à un témoignage historique unique des débuts de l'industrie automobile israélienne. La Kaiser-Frazer Henry J mise en vente est une version 524-4, c’est-à-dire une Corsair à moteur six-cylindres. C’est l’un des 8 764 exemplaires produits selon les données disponibles. Il fait en outre partie des exemplaires, plus rares encore, assemblés en Israël, d’après la plaque constructeur toujours présente sur la voiture. Selon les déclarations de son actuel propriétaire, cette automobile a été acquise lors d'une vente aux enchères à Bergerac il y a une trentaine d'années. Elle était alors immobilisée depuis près de vingt ans. Une plaque de propriété encore fixée sur le tableau de bord indique qu'elle a auparavant appartenu à un ingénieur résidant à Fougères. À la suite de cette acquisition, son propriétaire a entrepris une restauration complète, menée avec soin, dans le respect de la configuration d'origine. La mécanique a été entièrement remise en état, tandis que la carrosserie a bénéficié d'une nouvelle peinture, les éléments chromés ont été rénovés et la sellerie refaite. Soucieux de préserver l'authenticité de la voiture, il a notamment conservé son installation électrique en 6 volts, conformément à sa configuration d'origine. Les travaux se sont échelonnés sur de nombreuses années pour s'achever il y a environ six ans. Depuis, cette Henry J, qui affiche 86 450 km au compteur, n'a parcouru qu'un faible kilométrage...