Description
** Chapitre 1 : le modèle** A la fin des années 90, Bentley, jusqu'alors propriété de Rolls Royce, est rachetée par le groupe Volkswagen. Exsangues, les deux marques anglaises n'auraient sans doute pu survivre sans les capitaux frais des puissants groupes VW pour Bentley, et BMW pour Rolls Royce. L'Arnage, techniquement dépassée et non aboutie, ne convaincra jamais une large clientèle. Après une longue période de développement et des investissements colossaux, Bentley et Rolls Royce présentent en 2003 leurs nouveaux modèles, aux philosophies totalement opposées. Plus aucun élément n'est commun, seul le design des aérateurs faisant un clin d'oeil au passé commun des deux marques. La grande intelligence des deux groupes sera de conserver l'authenticité et l'adn de deux marques, tout en apportant un contenu technologique à la pointe, le meilleur des deux mondes en résumé. Chez VW, on offre à Bentley tout ce qui lui a fait tant défaut depuis de nombreuses années: Moteur à 12 cylindres, transmission intégrale, suspension pneumatique, double vitrage... La tradition est en revanche respectée, l'assemblage est toujours effectué à Crewe, par les meilleurs artisans au monde qui s'exécute sur les plus beaux matériaux. En aparté, il est stupéfiant de constater que les baguettes d'ornement qui habillent la carrosserie sont en inox, jusqu'à la plus petite, et la grille de calandre en acier chromé... Une volonté de qualité et de durabilité, au mépris des coûts de production, alors que le plastique chromé a déjà remplacé les matériaux nobles depuis des décennies chez la concurrence. Le succès est immédiat, principalement pour Bentley qui offre, avec sa Continental GT, un splendide coupé. L'appellation Grand Tourisme est incarné à merveille par cette digne descendante de la sublime Continental des années 50. Chacune en leur temps, elle représentent ce qui se fait de plus confortable et rapide pour couvrir de grandes distances, sans fatigue et avec élégance. ** Chapitre 2 : l'histoire de cette Bentley Continental GT** Il s'agit du modèle Speed, présenté à l'occasion du millésime 2008 qui marque une mise à niveau de la Continental. Par rapport aux premières générations, cette phase reçoit des améliorations au niveau de la suspension, des trains roulants ainsi qu'un allégement de 35 kgs. La Speed bénéficie en plus d'une puissance portée à 610 chevaux, pour un couple phénoménal de 750 nm. Il est vrai que le modèle "de base", avec seulement 560 chevaux, manquait de répondant... En plus de cet excès de puissance, la Speed se distingue par la finition Mulliner, ordinairement optionnelle (cuir gaufré et brodé), un pare choc et des jantes spécifiques. La configuration de la voiture est particulièrement sobre et élégante, avec une peinture gris granite mariée à une sellerie "burnt oak" (chêne brulé), sublimé par un tableau de bord aluminium bouchonné, sport et chic à la fois. Elle fut livrée en juillet 2008 à Milan. La voiture présente un historique limpide et documenté, avec un changement de main en juillet 2012, toujours en Italie, puis une importation en France en février 2015, et une revente, toujours en France, en janvier 2021. Au total, seulement 5 propriétaires se sont succédés en 18 années. Le livret de service est dûment tamponné, exclusivement en concession Bentley jusqu'en 2015. Ensuite, les factures d'entretien, toujours dans le réseau, prennent le relais. Nous l'avons acheté une première fois fin 2023 et l'avons immédiatement vendu. C'est avec grand plaisir que nous la retrouvons, son dernier propriétaire ayant souhaité renouveler son plaisir. ** Chapitre 3: aux rayons X** Bien née, la Continental est une voiture fiable, ce qui ne signifie pas indestructible. Un tel vaisseau encaisse des contraintes mécaniques qu'on ne saurait imaginer. Les toutes premières générations ont connu quelques défauts de conception, rapidement résolus après 2006. L'état général de cet exemplaire est remarquable, notamment au niveau de l'intérieur. La sellerie présente encore un aspect mat, signe de peaux en parfaite santé. Le ciel de toit est irréprochable, tout comme les moquettes, qu'il s'agisse de l'habitacle ou du coffre. Aucune commande n'est altérée, le volant ne présente pas de trace d'usure anormale. La peinture présente très bien et est conforme aux standards d'origine. Nous avons relevé une reprise en peinture de l'aile arrière droite, sans trace de choc toutefois. L'examen sur le pont confirme la parfaite santé de la voiture, sans trace de fuite ni de choc. Le diagnostique électronique n'a pas révélé d'anomalie. Enfin, l'essai routier est un pur bonheur. Noyé dans un cocon de cuir et d'aluminium, l'habitacle invite au voyage. Grâce à ses incroyables capacités, le moteur a la faculté de réduire les distances. Sans aller jusque dans ses derniers retranchements, à plus de 320 kms/ h, la voiture étonne, dans la circulation habituelle, par sa remise en vitesse quasiment immédiate entre deux ralentissements. La stabilité et la sécurité offerte...













