Description
Genève, 1994. Ferrari arrivait au salon de l’automobile avec beaucoup de choses à prouver. La 348 n’avait pas entièrement tenu ses promesses, la NSX de Honda avait embarrassé la marque sur son terrain, et la F355 fut dévoilée en réponse. Elle s’est ensuite imposée comme référence de sa catégorie pour le reste de la décennie — et, dans les années qui ont suivi, a pris place en tant que dernière Ferrari véritablement artisanale de son genre.
Les chiffres de son nom posent la formule : 3, 5 litres, cinq soupapes par cylindre. Le V8 à plat montait jusqu’à 8 500 tr/ min, délivrait 380 ch sans recourir à une suralimentation, et — en 1997 — était associé à la première boîte de vitesses à palettes jamais proposée sur une voiture de route, issue de la technologie que Ferrari avait initiée en Formule 1 quelques années plus tôt, lorsque le système fit sa première victoire au Grand Prix du Brésil en 1989 entre les mains de Nigel Mansell. La F355 fut, en effet, le moment où Ferrari a apporté la technologie de son programme de Grand Prix dans le showroom.
Pininfarina s’est chargé du style et le rendu est juste. Phares relevables, une sous-carène conçue pour l’appui aérodynamique, et des proportions qui ont mieux vieilli que presque toutes celles de ses contemporaines — la silhouette est restée parmi les grandes Berlinetta de Maranello depuis lors.
Cette voiture particulière est présentée dans sa configuration d’usine d’origine : Giallo Modena sur cuir Connolly noir — l’une des combinaisons les plus frappantes et les moins couramment vues que la voiture ait proposées, et assurément l’une des plus évocatrices.
À l’intérieur, l’habitacle reste tel qu’il a quitté l’atelier : cuir Connolly partout, avec deux ajouts réalisés par un propriétaire précédent de longue date — des plaques de seuil en fibre de carbone, et un volant en Alcantara à la place de l’élément standard. Le volant d’origine est fourni avec la voiture, si le prochain propriétaire préfère le remettre. Plus crucial encore, la voiture ne présente aucun des plastiques intérieurs collants qui affligent tant d’exemplaires de cette génération, signe d’un stockage soigné et d’une propriété méticuleuse tout au long.
Le dossier d’entretien est complet — un relevé exhaustif de la maintenance chez les concessionnaires et spécialistes Ferrari, avec des factures à l’appui. Dans le cadre de notre propre préparation, une nouvelle vidange de courroie de distribution sera effectuée avant la livraison au prochain propriétaire. La voiture conserve ses manuels et ses outils d’origine.
Elle a désormais parcouru seulement 21 950 miles depuis sa sortie d’usine — un chiffre parfaitement cohérent avec le niveau de soin évident tout au long. Un exemple véritablement de collection de la dernière Ferrari sport véritablement artisanale.











