Description
En 1963, la longue série Ferrari 250 GT était en production depuis plus d’une décennie et approchait de la fin de son cycle de vie. L’entreprise entreprit de développer un successeur plus raffiné, propulsé par un V12, qui préserverait sa tradition bien établie de berlinettes à double vocation, des voitures aussi performantes sur route que sur piste. D’importants travaux de développement furent réalisés, avec le pilote britannique Michael Parkes, alors pilote d’usine à Maranello, jouant un rôle clé dans les essais. En conservant la configuration classique de moteur avant, avec un long capot et un rear deck court, la 275 GTB qui en résulte fut dévoilée avec un grand écho au Salon de l’Automobile de Paris 1964, établissant immédiatement une nouvelle référence pour les Ferrari de route.
Comme l’indique sa designation Gran Turismo Berlinetta, la 275 GTB alliait élégance et performance sérieuse. Dessinée par Scaglietti, la carrosserie était une évolution naturelle des Ferrari de compétition plus anciennes, tandis que la puissance provenait d’une version agrandie du V12 à bloc court de Gioacchino Colombo, portant désormais 3 286 cm3 et délivrant près de 300 chevaux. Des solutions d’ingénierie avancées distinguaient le modèle, notamment une transaxle arrière à cinq vitesses pour une meilleure répartition des masses et, pour la première fois sur une Ferrari de route, une suspension indépendante à quatre roues, une innovation majeure pour l’époque.
En 1965, une deuxième série révisée fut introduite avec un museau plus long conçu pour améliorer la stabilité aérodynamique à haute vitesse, bien que de nombreux passionnés continuent de privilégier les proportions plus nettes des versions à nez court. Entre fin 1964 et mi-1966, on produisit au total 442 Ferrari 275 GTB de route, dont 236 exemplaires à nez court et 206 à nez long. Parmi les spécifications les plus prisées figure le système d’induction à six carburateurs, qui augmentait la puissance d’environ 25 chevaux et offrait un mélange saisissant de son et de performance lorsque le moteur montait en régime jusqu’à son pic de 7 600 tr/ min.
Cet exemplaire a été livré neuf en mars 1965 au Royaume‑Uni via Maranello Concessionaires du colonel Ronnie Hoare. Il ne s’agit que de 11 exemplaires fournis au Royaume‑Uni à nez court et équipés d’usine de la version moteur à 6 carburateurs, plus puissante et séduisante.
Entre 2018 et 2020, la voiture a fait l’objet d’une restauration complète par Joe Macari Classics, comprenant une remise en peinture complète en gris métallique foncé et une réfection intégrale de l’intérieur en cuir rouge Rosso. Bien sûr, cela s’est accompagné d’une révision mécanique majeure du moteur, de la boîte, de la suspension et du train roulant.
Elle a peu été utilisée depuis la restauration et se présente aujourd’hui superbement. Elle dispose d’un dossier historique complet avec factures et fiches d’entretien remontant à la fin des années 1970 et a également obtenu la certification Ferrari Classiche, confirmant l’appariement fixe des numéros de châssis, moteur et boîte.
C’est une opportunité formidable d’acquérir une très rare 6 carburateurs à conduite à droite en sa forme Shortnose la plus ancienne et constituerait un bel ajout à toute collection Ferrari. Contactez-nous dès maintenant pour plus d’informations ou pour organiser une visite.














